Le suicide et les adolescents | Adolescent

Le suicide et les adolescents

Un adolescent sur quatre a eu ou aura des idées suicidaires. Pourtant, et contrairement aux idées reçues, la prévention du suicide passe en priorité par le dialogue. Oser en parler avec une personne suicidaire ne peut que lui apporter un soulagement et l’aider dans le bon sens. La plupart des idées préconçues autour du suicide sont fausses. En voici quelques unes :

  • Ne pas parler du suicide de peur d’en donner l’idée : Cette idée est tout à fait fausse car se confier apporte toujours un soulagement.
  • Minimiser la crise : faire semblant de ne pas prendre la situation au sérieux. Cette attitude peut être interprétée comme de l’indifférence ou une approbation.
  • Le suicide ne se prévient pas : la majorité des suicidants ont clairement révélé leur intention d’en finir dans la semaine précédant leur acte.

Comment deviner qu’un jeune est à risque de suicide?

Ce n’est pas facile mais repérer des changements de comportements peut donner un signal d’alarme : adoption de conduites à risques, humeur dépressive ou impulsive, circonstances pénibles (troubles familiaux, difficultés sociales, maladie, etc.), repli sur soi, absentéisme ou échecs scolaires, etc.

Comment l’aider?

Il s’agit souvent d’un signal de désespoir que l’on saisit au vol. Il faut toujours le prendre très au sérieux. Même sans être un professionnel, votre rôle peut-être vital. Il vous suffit d’exprimer votre compréhension face à une souffrance qui se dévoile. Laissez parler, afin d’amener votre interlocuteur à exprimer son besoin important d’être écouté. Osez dialoguer et poser des questions très directes (As-tu des idées noires ? Es-tu au point de penser à mourir ? As-tu déjà tenté de mettre fin à tes jours ? Y penses-tu maintenant ?). Les personnes qui survivent au suicide affirment toutes que le fait d’en parler leur a fait du bien, notamment en leur apportant un soulagement.

L’idée n’est pas de lui dire que ce n’est rien, qu’avec le temps ça s’arrangera ou que c’est mal, car ces arguments aggravent le sentiment de culpabilité. Il faut l’encourager à dévoiler ce qu’il a sur le coeur, à dialoguer et à ne pas rester seul avec sa détresse. Tentez de comprendre les problèmes qui motivent son envie de mourir. Et surtout, montrez-lui que vous tenez à lui et qu’il n’a pas besoin de menacer de se suicider pour s’assurer de votre compréhension.

Et enfin, ne restez pas seuls tous les deux. Allez chercher de l’aide auprès des professionnels, médecins, travailleurs sociaux, infirmières scolaires, enseignants, éducateurs, associations d’aide et d’écoute (centre de prévention du suicide), centres médico-psychologique.

Suicide, les raisons de vivre

Or, un quart des adolescents a déjà projeté de se suicider et 80% des gens y ont déjà pensé. L’entourage d’une personne suicidaire se demande : « pourquoi est-il si mal ? ». Pourtant, une question plus urgente encore que le » pourquoi » est peut-être : « Comment redonner l’envie de vivre à quelqu’un qui ne l’a plus ? Il est tout aussi important de trouver des raisons de vivre, et d’en parler. Alors, voici quelques pistes pour aider ceux qui sont en plein désespoir et leur permettre de sortir du noir profond dans lequel ils se trouvent.

Parmi les raisons de vivre, les raisons relationnelles sont les plus fréquemment évoquées. Le lien des personnes déprimées avec l’entourage reste toujours fort, même quand elles se sentent extrêmement mal. En voici plusieurs de ce type :

  • Il y a quelqu’un qui tient à moi.
  • Mon suicide ferait souffrir quelqu’un, Je me sens soutenu(e) par mes proches, J’ai quelqu’un vers qui me tourner pour me faire aider.
  • Je veux voir grandir mes enfants présents ou à venir.
  • Je peux être utile ou nécessaire aux autres.
  • Cela n’est pas juste de laisser ceux qui m’aiment seuls.
  • Ma famille, mes amis penseraient que je ne les aimais pas.

Ces suggestions sont les premières sur lesquelles s’appuyer pour faire changer d’avis une personne qui pense au suicide. D’autres raisons sont plus personnelles :

  • J’aime la vie.
  • Il me reste des tas de choses à découvrir. J’ai des projets à faire aboutir.
  • Ce n’est pas une vraie solution pour résoudre mes problèmes.
  • Je vaux quelque chose.

D’autres raisons encore, d’ordre plus éthique, moral ou social, sont moins actives globalement, mais peuvent toucher certaines personnes, en fonction de leur philosophie de la vie :

  • Je respecte la vie humaine.
  • Le suicide est irréparable.
  • Mes convictions religieuses s’y opposent.
  • J’ai promis de ne pas le faire.
  • Je ne veux pas qu’on me considère comme quelqu’un de faible.
  • J’ai peur d’aller en enfer.

D’autres arguments peuvent sembler moins efficaces mais peuvent toujours être évoqués, ceux qui concernent la pratique du suicide lui-même :

  • J’ai peur de souffrir.
  • J’ai peur de rester handicapé.
  • J’ai peur de la mort.
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