Surmenage professionnel : attention à la dépression|Travail

Surmenage professionnel : attention à la dépression

depression 150x150 Surmenage professionnel : attention à la dépressionLe « burn out » ou syndrome d’épuisement professionnel est de plus en plus fréquent dans nos sociétés modernes. Il se manifeste à la fois sur le plan physique (insomnie, palpitations, douleurs diverses…) et sur le plan psychologique, pouvant déboucher sur une véritable dépression. Il est donc important de reconnaitre le stress professionnel et de tenter d’y remédier avant le point de non retour.

Qu’est-ce que le  » burn out » ? Il s’agit d’une expression qui indique un état d’épuisement, à la fois physique et mental, lié à un stress professionnel intense. Celui-ci ne constitue pas un phénomène nouveau, mais les données épidémiologiques reflètent son importance et conduisent de plus en plus d’entreprises à en prendre conscience.

Comment se manifeste le « burn out »?

D’abord par un épuisement physique : fatigue intense, trouble du sommeil, palpitations cardiaques fréquentes, Eczéma, chute des cheveux et boutons sont quelques unes des répercussions psycho-somatiques du mal être professionnel. Vous vous sentez psychologiquement à bout, l’anxiété et les soucis semblent insurmontables. La charge de travail et les responsabilités croissantes vous laissent sans énergie. Vous devenez irritable et méfiant envers vos collègues de travail. Vous avez l’impression d’être seul et sans soutien. à Bien sûr, il s’agit d’une description un peu caricaturale du syndrome de « burn out » , destinée à en montrer tous les aspects possibles. Chaque personne est différente et les réactions seront donc également différentes, tant au niveau des symptômes que dans la façon d’y faire face. Quoiqu’il en soit, il faut savoir que si ce syndrome ne constitue pas une maladie en tant que telle, il peut néanmoins conduire à une véritable dépression réactionnelle et à des pathologies bien réelles elles aussi, comme l’infarctus du myocarde ou l’ulcère de l’estomac.

Comment en arrive t-on là ?

Les causes de l’épuisement professionnel sont évidemment multiples et variables d’une personne à l’autre. Schématiquement, on peut affirmer que le surmenage professionnel entraînant une vie déséquilibrée est à l’origine de ce syndrome. Aujourd’hui, l’esprit de challenge et l’incitation à la compétition font qu’il y a souvent confusion entre valeur personnelle et performance professionnelle.

L’autre grande cause d’anxiété au travail est liée aux conflits de personnes. Les rivalités et les conflits entre personnes sont source de tensions importantes, qui peuvent conduire au syndrome de « burn out » .

Quelles sont les professions à risque ?

Le stress professionnel peut toucher toutes les catégories sociales.
Des études menées aux Etats-Unis ont mis en évidence des professions » à risque « , c’est-à-dire pour lesquelles le stress est particulièrement important et fréquent. Il s’agit notamment des contrôleurs aériens, des enseignants, des commerciaux, des dirigeants d’entreprise, des pilotes d’avion, des policiers et des professionnels de santé (médecins, infirmières…).
Par ailleurs, il a été constaté que les femmes sont davantage atteintes que les hommes par cette pathologie anxieuse (deux femmes pour un homme), surtout quand elles sont jeunes.

Comment y remédier ?

Le « burn out » n’est pas la dépression, mais il y mène. Alors, quand vous sentez que vous commencez à perdre pied avec la réalité et que le sentiment de frustration devient trop étouffant, il devient urgent de lever le pied et de réagir. Sachez que le « burn out » n’est pas un échec, juste une faiblesse passagère qu’il faut avoir le courage d’avouer, pour ensuite essayer de faire le point.

Interrogez vous sur ce que sont devenus vos habitudes alimentaires, votre temps de sommeil, votre rythme d’activité sportive, vos relations avec vos amis et vos proches. Si tous ces paramètres se sont dégradés, il faut alors savoir dire stop ! Arrêtez de culpabiliser en vous persuadant que vous n’en faites jamais assez et que vous êtes indispensable au fonctionnement de la société. C’est le moment de prendre du recul et peut être d’apprendre à déléguer !

Prenez quelques jours de vacances. Profitez-en pour rattraper le sommeil perdu, allez prendre l’air et prenez soin de vous. De retour au travail, ne soyez plus si exigeant avec vous-même.

Partagez vos soucis avec votre conjoint, un regard extérieur à votre environnement professionnel peut vous aider à faire le tri dans vos soucis.

Ne négligez pas le sport au moins une fois par semaine. Etre en bonne forme physique permet de mieux supporter la pression.

2 Commentaires to “Surmenage professionnel : attention à la dépression”

  1. Bonjour. Votre article résume bien la situation. Le soucis c’est que faire lorsqu’un employeur refuse de voir votre surmenage malgré qu’il sait que son entreprise est en sous-effectif ? Je suis arrêtée pour épuisement et déprime y étant liée. Je reprends le 10 oct par peur de perdre mon emploi mais l’angoisse me reprend à l’idée de me retrouver dans la fournaise et surtout face à l’incompréhension de tous. Le patron me ferait même culpabiliser d’avoir perturbé par mon absence le bon déroulement de l’entreprise et aussi par rapport à mes collègues. Je me retrouve victime et fautive à la fois. si je n’avait pas ma famille pour me raccrocher à cette fichue vie de marche ou crève, je crois que je finirais par en finir d’une façon d’une autre. J’en suis loin heureusement mais les idées noires m’effleurent quand même. Les collègues disent souffrir aussi et que je ne suis pas seule à avoir du bouleau par dessus la tête, comme si cela voulait dire que finalement cette situation est normale et qu’on doit l’accepter. On me jalouserait presque d’avoir eu le « courage » de me faire arrêter 3 semaines alors qu’en fait je n’ai pas vraiment eu le choix car ayant eu plusieurs crises d’angoisses dont une sévère. Enfin voilà quoi !
    Merci de m’avoir pu m’exprimer. Mme Mireille Bassaler.

    • Chère Mireille, sachez que vous n’êtes pas seule et qu’il ne faut pas baisser les bras. Les employeurs savent bien vous culpabiliser. Je suis exactement dans la même situation, cela fait 2 semaines que je suis arrêtée pour dépression réactionnelle. Je cherche à changer d’emploi pour corriger le problème mais je n’y parviens pas. Il faut dire que la conjoncture actuelle n’est pas très propice et les gens vous font bien comprendre qu’il faut déjà être content d’avoir un emploi… Enfin je vous souhaite bien du courage, ne cédez pas à la pression environnante.
      Lucie

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