Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) | Enfant

Trouble déficitaire de l'attention TDAH
Il s’agit d’un trouble déficitaire de l’attention qui toucherait 5% des enfants. L’enfant hyperactif souffre de difficultés précoces et durables dans trois domaines à savoir l’hyperactivité, l’impulsivité et l’inattention.

L’hyperactivité se rencontre partout dans le monde et dans toutes les classes sociales. On estime aujourd’hui que l’hyperactivité affecte entre 3 et 6 % des enfants d’âge scolaire avec une prépondérance chez les garçons car les filles souffrant de TDAH sont plus difficiles à diagnostiquer. La majorité des enfants hyperactifs (70 %) garderont ce syndrome à l’âge adulte.

Plusieurs termes sont employés pour désigner l’hyperactivité : syndrome hyperkinétique, dysfonction cérébrale minime, troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Cause de l’hyperactivité

Les causes de l’hyperactivité n’ont pas été clairement identifiées mais il semblerait qu’elles soient multifactorielles avec une intrication à des degrés divers de facteurs neurobiologiques, environnementaux, cognitifs mais aussi parfois de facteurs pré et péri-nataux.

Actuellement, les études se penchent sur le rôle des gênes dans ce syndrome. Les chercheurs étudient notamment la relation qu’il peut exister entre les déficits génétiques, les troubles de l’attention et l’hyperactivité. Il existerait en effet une prédisposition génétique au syndrome d’hyperactivité.

Quand peut-on parler de trouble d’hyperactivité ?

A partir de quand faut-il s’en inquiéter ? Il arrive parfois qu’un enfant soit agité, ne tienne pas en place ou passe par des crises de colère. Où se situe la frontière entre la turbulence et l’hyperactivité ?

Il est important de souligner la différence entre le trouble d’hyperactivité, d’origine neurologique ou génétique et la turbulence ou l’agitation motrice issue d’un dysfonctionnement psycho-affectif de l’enfant et de son environnement. Un enfant turbulent ou agité peut aussi manifester, à des degrés divers, les mêmes comportements qu’un enfant ayant un trouble d’hyperactivité. La seule différence peut être que dans le premier cas il y a une origine psychologique et dans le second, une origine neurologique.

Lorsque l’origine est psychologique, la médication est inutile et ce qui est plus grave. C’est que l’on risque de passer à côté de cet appel à l’aide.
Symptômes
Le tiers des enfants hyperactifs commenceront à avoir des problèmes de comportement dès leur première année de vie. Des signes peuvent être les suivants : il pleure plus souvent et plus longtemps, il a de la difficulté à s’alimenter, il est plus actif et dort moins.

Toutefois la plupart du temps, on ne remarque l’hyperactivité de l’enfant que lorsqu’il ne rentre que dans l’enseignement primaire. Dès l’âge de 6 ans, les enfants hyperactifs peuvent dès lors présenter les symptômes suivants : manque d’attention soutenue (incapacité à se concentrer), instabilité émotionnelle, impulsivité, difficulté à obéir, signes neurologiques mineurs comme incoordination motrice fine…

Les symptômes de l’hyperactivité sont décrits dans la 4ème édition du DSM-IV. C’est un tableau de 14 symptômes. Ces symptômes engendrent dans la majorité des cas de gros problèmes scolaires. Un enfant hyperactif non diagnostiqué vit un véritable cauchemar : perturbation de la classe et rapports difficiles avec l’enseignant, rejet par ses camarades, les conflits familiaux. Par rapport à des enfants non hyperactifs d’intelligence comparable, les enfants hyperactifs ont trois fois plus de risque d’être confrontés à l’échec scolaire. Mais un enfant qui bénéficie d’un traitement et d’une prise en charge adéquate pourra s’épanouir et suivre un cursus scolaire normal.

Ce trouble de l’attention nuit au processus d’apprentissage et touche aussi tous les aspects de la vie d’un enfant atteint d’un TDAH. L’enfant pâtit sur tous les plans (émotionnellement, socialement, affectivement, …) et connaît de nombreuses difficultés de vie familiale, relationnelle et scolaire. A la maison et à l’école, il se sent souvent incompris. On lui reproche de ne pas écouter. Sans cesse, il faut lui répéter les choses. Emotionnellement, il devient plus fragile car bien souvent, il est rejeté par ses camarades ou au contraire, il devient le bouffon de la classe et donc le souffre-douleur du professeur.

En conclusion, le TDAH se caractérise essentiellement par des problèmes de concentration. L’inattention est à ce point marquée que l’enfant rencontre des difficultés pour terminer ses devoirs et pour se concentrer longtemps sur une tâche et/ou une activité quelle qu’elle soit. L’enfant semble également impulsif et agité. Toutefois, les symptômes diminueraient avec le temps. En effet, les adultes apprennent à développer des habilités spécifiques qui permettent de contrer le manque d’inattention. On peut parler d’une forme d’apprentissage adapté.
Que faire ?
Diagnostiquer l’hyperactivité n’est pas simple. L’enfant peut avoir connu des années de frustration et d’échecs sans que jamais l’on ait pensé qu’il pouvait présenter un tel trouble. Les échecs répétés peuvent lui avoir causer de sérieux désagréments émotionnels et d’autres problèmes et difficultés tels que des comportements agressifs et violents, de l’anxiété, de la dépression, des symptômes psychosomatiques ainsi qu’une faible estime de lui-même.

Si vous éprouvez des doutes quant au comportement de votre enfant, consultez une équipe de spécialistes (psychologue, pédiatre, conseiller pédagogique, médecin de famille) qui évaluera son comportement et proposera, si nécessaire, un traitement adapté.

Traitement de l’hyperactivité

Actuellement, le traitement médicamenteux de référence pour l’hyperactivité est la Ritaline, qui est un stimulant du système nerveux central. Il agit alors sur l’humeur : la ritaline améliore l’attention et les performances intellectuelles des enfants hyperactifs. La Ritaline est un médicament administré chez les enfants de plus de 6 ans. Sa prescription est réservée aux spécialistes.
Traitement de l’hyperactivité
Il n’existe pas de traitement « miracle ». Il s’agit avant tout d’un traitement de longue haleine qui peut nécessiter un suivi psychothérapeutique et une prise médicamenteuse adaptés aux besoins de l’enfant et au degré de sévérité de sa maladie. Actuellement, le traitement médicamenteux de référence pour l’hyperactivité est la ritaline, qui est un stimulant du système nerveux central. Il agit alors sur l’humeur : la ritaline améliore l’attention et les performances intellectuelles des enfants hyperactifs. La ritaline est un médicament administré chez les enfants de plus de 6 ans. Sa prescription est réservée aux spécialistes.

Dans certains cas, une thérapie familiale peut s’avérer également nécessaire. Etant donné les conséquences importantes qu’entraîne ce syndrome sur le système familial, il me semble important de pouvoir en parler à un professionnel.

Toutefois, il est essentiel de passer par des spécialistes pour poser le diagnostic de trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité. Ainsi on pourra éviter d’administrer à l’enfant une médication inutile. En guise de conclusion, je me permets de réinsister sur le fait qu’agitation n’est pas nécessaire synonyme d’hyperactivité.

2 commentaires
  1.  

    La cause peut être la violence verbale, le manque d’affection des parents… on sait jamais!

    •  

      et encore quoi ……mon petit garcon est adorer voir super gater , j ai arrêter mon boulot pour lui donner le meilleur de l amour et de l attention il est pourtant hyperactif , je suis puericultrice donc violence verbale et manque d affection on oublie …….non mais ca vas pas de faire de tel propos …..pour tenir de tel propos passer votre chemin

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