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Massothérapie : métier, types de massages et différence avec la kiné

Publié le par Rédaction PsychoBienEtre

Le massothérapeute pratique des massages de bien-être et de détente. Le kinésithérapeute est un professionnel de santé qui rééduque, sur prescription, une blessure ou une maladie. Pour une douleur, voyez d’abord votre médecin.

La massothérapie désigne la pratique du massage dans un but de détente, de bien-être et de soulagement des tensions musculaires du quotidien. Le massothérapeute n’est pas un kinésithérapeute : le premier propose des massages de bien-être, le second est un professionnel de santé qui soigne et rééduque, souvent sur prescription médicale. Les deux peuvent être complémentaires, à condition de savoir à qui s’adresser selon votre besoin.

Que fait un massothérapeute ?

Le massothérapeute utilise ses mains (parfois les avant-bras, des pierres chaudes ou des accessoires) pour masser les muscles et les tissus du corps. Ses objectifs sont la détente, la diminution des tensions musculaires liées au stress ou à la posture, le confort et le bien-être général.

Le mot « massothérapie » est surtout répandu au Québec, où le métier est très développé. En Belgique et en France, on parle aussi de « praticien en massage bien-être », de « masseur » ou de « praticien en modelage ». En Suisse, il existe notamment une formation de masseur médical reconnue au niveau fédéral, distincte des massages de bien-être.

Un point de vocabulaire en France

En France, le massage à visée thérapeutique est réservé aux masseurs-kinésithérapeutes. C’est pourquoi beaucoup de praticiens de bien-être parlent de « modelage » plutôt que de « massage ». Le geste peut être proche, mais l’objectif affiché n’est pas le même : la détente, pas le soin.

Quelle différence avec la kinésithérapie ?

Massothérapeute / praticien bien-êtreKinésithérapeute
StatutPas une profession de santé en Belgique ni en FranceProfession de santé reconnue, titre protégé
FormationVariable, de quelques jours à plusieurs annéesÉtudes supérieures de plusieurs années
ObjectifDétente, bien-être, tensions du quotidienRééducation, traitement de la douleur et des troubles du mouvement
MoyensMassages, techniques manuelles doucesExercices, rééducation, massage, techniques manuelles, conseils
PrescriptionNonSouvent sur prescription médicale
RemboursementNon (sauf certaines assurances complémentaires)Oui, en partie, selon les règles de chaque pays

En pratique : après une entorse, une opération, une lombalgie qui dure ou une sciatique, c’est le kinésithérapeute qu’il faut consulter, sur conseil de votre médecin. Pour un moment de détente, une nuque raide après une semaine chargée ou le plaisir d’être massé, le massothérapeute est un bon choix.

Attention aussi à une autre confusion : la kinésiologie, une pratique de bien-être qui utilise un « test musculaire », n’a rien à voir avec la kinésithérapie.

Quels sont les principaux types de massages ?

Chaque praticien a ses techniques préférées. Voici les plus courantes :

  • Massage suédois : pétrissages, effleurages et frictions, de doux à appuyé ; c’est souvent la base de la formation.

  • Massage californien : longs mouvements enveloppants et lents, très relaxant. Voir notre article Massage californien : déroulement, bienfaits et précautions.

  • Massage aux pierres chaudes : des pierres de basalte chauffées sont posées et glissées sur le corps ; voir Massage aux pierres chaudes.

  • Massage des tissus profonds (deep tissue) : pression plus forte sur les muscles tendus ; il peut être un peu inconfortable.

  • Massage sportif : avant ou après l’effort, centré sur les groupes musculaires sollicités.

  • Massages d’inspiration asiatique : shiatsu, massage thaï, tui na, souvent pratiqués habillé, avec des pressions et des étirements.

  • Massage ayurvédique : d’origine indienne, avec beaucoup d’huile chaude.

  • Massage femme enceinte : adapté, sur le côté, par un praticien formé.

Que peut-on attendre d’un massage ?

Le massage procure à beaucoup de personnes un réel sentiment de détente. Plusieurs études suggèrent qu’il peut diminuer le stress et l’anxiété ressentis, et soulager à court terme certaines douleurs musculaires ou du dos, en complément d’autres mesures. Les effets sont généralement temporaires : le massage aide, mais il ne règle pas à lui seul une cause de douleur ou de stress.

Ce qu’un massage de bien-être ne fait pas :

  • il ne « détoxifie » pas l’organisme et ne fait pas maigrir ;

  • il ne traite pas une hernie discale, une tendinite ou une maladie ;

  • il ne remplace pas une rééducation après une blessure.

Pour un tour d’horizon des bienfaits réels, lisez notre article Massage corporel : quels bienfaits réels pour le corps et l’esprit ?

En bref : le massothérapeute propose des massages de détente et de bien-être ; le kinésithérapeute soigne et rééduque. Pour une douleur qui dure ou une blessure, voyez votre médecin et un kiné ; pour vous détendre, un massage de bien-être est un bon choix.

Comment savoir de quel massage vous avez besoin ?

Posez-vous une question simple : que cherchez-vous ? Pour lâcher prise après une période chargée, un massage enveloppant et lent (californien, suédois doux, pierres chaudes) est souvent le plus agréable. Pour des muscles raides après le sport, un massage sportif ou plus appuyé peut convenir. Si vous n’aimez pas vous déshabiller, le shiatsu ou le massage assis (sur une chaise ergonomique, habillé, en quinze à vingt minutes) sont de bonnes options. N’hésitez pas à expliquer vos attentes au praticien : il adaptera la technique, la pression et la durée.

Y a-t-il des contre-indications ?

Un massage est en général sans danger, mais certaines situations demandent prudence ou avis médical :

  • fièvre, infection, maladie de peau contagieuse ;

  • plaie, brûlure, coup de soleil, zone récemment opérée ;

  • suspicion de phlébite (jambe gonflée, chaude, douloureuse) : c’est une urgence médicale, pas une indication de massage ;

  • traitement anticoagulant, fragilité des vaisseaux, varices importantes ;

  • grossesse, surtout au premier trimestre : choisissez un praticien formé ;

  • cancer en cours de traitement, ostéoporose sévère, maladie cardiaque : demandez l’avis de votre médecin.

Un praticien sérieux vous pose des questions sur votre santé avant de commencer. Signalez-lui vos traitements, vos douleurs et vos zones sensibles.

Comment se déroule une séance et comment choisir son praticien ?

Une séance dure le plus souvent de 30 à 90 minutes. Après un court échange, vous vous installez sur une table de massage. Le praticien vous laisse vous déshabiller dans l’intimité et ne découvre que la zone massée ; vous gardez toujours vos sous-vêtements. Vous pouvez à tout moment demander d’adapter la pression ou d’arrêter.

Pour choisir :

  • demandez la formation suivie et sa durée ;

  • vérifiez que le tarif et la durée sont annoncés clairement ;

  • préférez un lieu propre et calme, avec un linge propre pour chaque client ;

  • méfiez-vous des promesses de « guérison », d’amincissement ou de « détox » ;

  • tout geste ou propos déplacé doit vous faire quitter la séance. En cas de violences, appelez en Belgique le 0800 30 030, en France le 3919, en urgence le 112.

Quand consulter ?

Si vous avez une douleur qui dure plus de quelques jours, qui vous réveille la nuit, qui s’accompagne de fièvre, de fourmillements, de faiblesse dans un membre ou qui suit une chute, consultez d’abord votre médecin traitant. Il pourra vous orienter vers un kinésithérapeute si une rééducation est utile. Notre article Comment soulager le mal de dos ? rappelle les bons réflexes.

Pour un massage de détente, vous pouvez trouver un massothérapeute près de chez vous dans notre annuaire.

Questions fréquentes

Un massage est-il remboursé ?

Le massage de bien-être n’est pas remboursé par l’assurance maladie obligatoire. Certaines assurances complémentaires ou mutualités prévoient une petite intervention : vérifiez votre contrat. Les séances de kinésithérapie prescrites par un médecin sont, elles, en partie remboursées.

Est-il normal d’avoir mal après un massage ?

Une légère sensibilité musculaire le lendemain d’un massage appuyé peut arriver et disparaît en un ou deux jours. Une douleur forte, un bleu important ou une douleur qui augmente ne sont pas normaux : signalez-le au praticien et consultez si besoin.

À quelle fréquence se faire masser ?

Il n’existe pas de règle. Certaines personnes apprécient une séance par mois, d’autres un massage ponctuel lors d’une période de stress. L’essentiel est que cela reste un plaisir et que votre budget le permette.

Cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

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