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Luminothérapie et dépression saisonnière : comment ça marche ?

Publié le par Rédaction PsychoBienEtre · Mis à jour le

La dépression saisonnière est liée au manque de lumière en automne et en hiver. La luminothérapie, une exposition quotidienne à une lampe de forte intensité, fait partie des traitements reconnus, à utiliser de préférence avec l'avis d'un médecin.

La luminothérapie est l'un des traitements reconnus de la dépression saisonnière : elle consiste à s'exposer chaque jour, généralement le matin, à une lampe émettant une lumière blanche intense. Elle compense le manque de lumière naturelle de l'automne et de l'hiver, qui joue un rôle dans ce trouble. Elle doit être utilisée avec une lampe adaptée et, idéalement, sur avis médical, car elle comporte quelques contre-indications.

Qu'est-ce que la dépression saisonnière ?

Beaucoup de personnes se sentent mieux au printemps et en été, quand les jours rallongent. La lumière influence en effet notre horloge biologique, notre sommeil et notre humeur. Chez certaines personnes, le manque de lumière en automne et en hiver provoque un véritable trouble affectif saisonnier, appelé dépression saisonnière, qui revient chaque année à la même période et s'améliore au printemps.

Quels en sont les symptômes ?

  • une humeur triste ou déprimée, une perte d'intérêt ;

  • une fatigue importante, un manque d'énergie ;

  • un besoin de dormir plus que d'habitude, une somnolence dans la journée ;

  • de l'irritabilité ;

  • une augmentation de l'appétit, notamment une envie de sucre, souvent avec une prise de poids ;

  • des difficultés de concentration.

Ces symptômes vont au-delà d'un simple « coup de blues » hivernal : ils durent et gênent le quotidien. Pour faire la différence, lisez notre article Différence entre dépression et déprime. Seul un professionnel peut poser le diagnostic.

Comment fonctionne la luminothérapie ?

La luminothérapie consiste à s'exposer à une lampe émettant une lumière blanche artificielle de forte intensité, bien plus lumineuse qu'un éclairage intérieur ordinaire. Cette lumière agit sur l'horloge biologique, qui règle notamment le sommeil et la vigilance.

En pratique :

  • les séances ont lieu chaque jour, le plus souvent le matin, pendant toute la période à risque ;

  • leur durée dépend de l'intensité de la lampe : une séance d'environ une demi-heure est courante avec les lampes les plus puissantes ; suivez la notice et l'avis de votre médecin ;

  • on peut lire ou prendre son petit-déjeuner pendant la séance, les yeux ouverts, sans fixer directement la lampe ;

  • l'amélioration se fait généralement sentir après quelques jours à quelques semaines.

Quelles précautions prendre ?

La luminothérapie est généralement bien tolérée, mais elle peut provoquer des maux de tête, une fatigue visuelle ou une agitation. Quelques règles importantes :

  • choisir une lampe conçue pour la luminothérapie, filtrant les rayons ultraviolets ;

  • éviter les séances en fin de journée, qui peuvent perturber le sommeil ;

  • demander un avis médical avant de commencer, en particulier en cas de maladie des yeux, de trouble bipolaire (risque de déclencher une phase d'exaltation) ou de prise de médicaments rendant la peau ou les yeux sensibles à la lumière.

La luminothérapie ne remplace pas un suivi : si les symptômes sont importants, le médecin peut aussi proposer une psychothérapie ou un autre traitement. Notre article sur les lunettes de luminothérapie présente un autre format d'appareil.

Et sans lampe, que faire ?

Même sans lampe, profiter au maximum de la lumière du jour est utile : sortir chaque jour, de préférence le matin, même quand le ciel est gris, car la lumière extérieure reste bien plus intense que l'éclairage intérieur. Marcher, jouer ou faire du sport dehors combine les bienfaits de la lumière et de l'activité physique. N'hésitez pas à chausser vos baskets ! Installer son bureau près d'une fenêtre et garder des horaires de sommeil réguliers aide aussi.

En revanche, les cabines de bronzage ne sont pas une alternative : leurs rayons UV n'ont pas d'intérêt pour l'humeur et augmentent le risque de cancer de la peau.

Quand consulter ?

Consultez votre médecin si la tristesse, la fatigue ou la perte d'intérêt durent plus de deux semaines, reviennent chaque hiver ou vous empêchent de mener votre vie normalement. Il pourra confirmer le diagnostic, vous conseiller sur la luminothérapie et vous orienter si besoin vers un psychologue.

En cas d'idées noires, n'attendez pas : en Belgique, le Centre de Prévention du Suicide répond gratuitement 24 h/24 au 0800 32 123 ; en France, composez le 3114. En cas d'urgence, appelez le 112.

En bref : la dépression saisonnière est liée au manque de lumière en hiver. La luminothérapie, une exposition quotidienne le matin à une lampe de forte intensité filtrant les UV, est un traitement reconnu. Demandez l'avis de votre médecin avant de commencer et profitez au maximum de la lumière du jour.

Questions fréquentes

La luminothérapie a-t-elle des effets secondaires ?

Ils sont en général légers et passagers : maux de tête, yeux fatigués, sensation d'agitation. Parlez-en à votre médecin s'ils persistent.

Une lampe classique suffit-elle ?

Non. Un éclairage domestique est beaucoup moins intense qu'une lampe de luminothérapie et n'a pas le même effet.

Faut-il continuer tout l'hiver ?

Souvent oui, pendant la période à risque, car les symptômes peuvent revenir à l'arrêt. Votre médecin vous conseillera.

Cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

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