Le suicide chez les adolescents | Adolescent

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Les proches d’un suicidé se reprochent toujours de n’avoir jamais rien vu venir. C’est leur façon de culpabiliser, de commencer le travail de deuil. Ils veulent comprendre. Mais dans 40 % des suicides, la décision a été prise brutalement, sur un coup de tête. Et aucun signe n’était apparent. Pour les autres, l’entourage ne s’aperçoit pas des signes. Ils mettent tout sur le dos de la « crise d’adolescence », se disent que ça passera.

Mais quels changements de comportements n’ont ils pas su interpréter?

  • Une dépression (l’adolescent est triste, irritable, insomniaque, devient « lent » pour parler et penser. Il a l’impression d’être inutile, il est découragé, il parle de la mort, ses résultats scolaires s’effondrent, il pense que personne ne l’aime et qu’il n’a pas le droit d’être aimé…).
  • La fuite devant la réalité (fugue, ivresses répétées et toxiques comme le tabac et les drogues, des prises de risques telles qu’une conduite rapide, la violence, un isolement familial et social, des modifications vestimentaires tirant au noir, éloge de la mort, …).
  • Des ruminations (fascination pour la mort, honte d’exister, pas de projet, mépris de soi qui mène à penser d’être capable de contrôler la mort afin de compenser la faible estime de soi…).

Chacun de ses comportements pris seul ou en groupes, n’annonce pas systématiquement une crise suicidaire. Ce sont des appels au secours. Ils doivent pousser l’entourage à être plus attentif.

Lorsque la crise suicidaire approche : l’adolescent se néglige, il cesse toutes les activités auxquelles il tenait, donne les objets auxquels il tient et prône le courage des suicidants, il parle de son projet à demis mots ( Si je suis mort, ça ne gênera personne, Vous seriez bien mieux sans moi, La vie n’en vaut pas la peine»…). L’idée du suicide devient une idée fixe, il semble n’y avoir pas d’autres solutions. Chaque situation compliquée peut déclencher le passage à l’acte, et il faut se garder de se moquer ou de le mettre au défi, mais au contraire faire l’effort de montrer son inquiétude et l’envie de comprendre sa détresse.

Il y a bien sûr des signes qui sont susceptibles de faire penser à un futur passer à l’acte:

  • une tentative de suicide précédente bien sûr qui ne doit pas être niée ni cachée.
  • une dépendance à l’alcool, aux drogues (rappelons que le cannabis accentue les tentatives de suicide) ou aux jeux d’argent
  • une situation particulière (conflit familial, prise d’alcool dans la famille, violences, maltraitances, agressions sexuelles, parent dépressif, parents trop exigeants ou trop laxistes, l’échec scolaire, le chômage…)
  • un événement vécu comme une perte (vécu comme un deuil : la perte du travail, le décès d’un proche, une grossesse non désirée, un avortement, une déception amoureuse, un échec à un examen, maladie grave, perte de ses rêves
  • des troubles mentaux : la dépression, la schizophrénie,…
  • des troubles des comportements : les troubles des comportements alimentaires, une personnalité antisociales, l’incapacité à supporter les frustrations, la recherche de sensations extrêmes, une tendance à l’ennui, une recherche de perfection, une homosexualité non assumée…

Bref, si comme je l’ai écrit plus haut le suicide ne laisse pas toujours des signes de passage à l’acte, néanmoins il convient de se poser des questions dès qu’un changement apparaît dans le comportement de l’adolescent. Il ne faut pas hésiter à envisager et parler ouvertement avec l’adolescent de ses idées noires et d’envies suicidaires. Ne pas avoir peur de nommer les choses. La prévention de la crise suicidaire est l’affaire de tous. Si les professionnels sont plus aptes à repérer les signaux précurseurs, les parents, les proches doivent s’informer et ne pas se fermer au fait d’en parler. Car n’oublions pas que l’adolescent a peur de mourir mais croit qu’après sa mort tout ira mieux, comme s’il devait revenir. Il est en fait partagé entre son envie de se suicider et l’envie de vivre autrement.

2 commentaires
  1. Bonjour, je pense pas que tes proches te feront des réflexion car le suicide c’est pas a prendre à la légère comme tu peu voir sur internet tu peut parlé a des personnes avec le numéro spéciale des suicidaires.
    Ou imposer à ta mère que tu veut voir un psy due à l’adolescence et au moins elle se doutera pas que sa vient d’autre chose, ensuite un psy ne dévoilera pas tout se que tu lui dit et en aucun cas à ta mère !.

  2. Salut j’ai 12 ans et je crois bien que je fais une dépression.. Ma mère me fait des remarques sans cesse après j’ai des sautes d’humeurs et ma mère pense que c’est juste la crise d’adolescence mais elle ne se rend pas compte c’est bien plus que ça !! 🙁 je ne mange plus rien, j’ai perdu du poids ce qui me fait aussi penser que je deviens anorexique.. J’aimerais être soignée, aller mieux, en parler a quelqu’un mais a ki ? Mes amis je sais qu’ils auraient des jugements, ma sœur pareil, ma mère elle ne prendrai pas ca au sérieux et mon père lui n’est pas présent.. Je voudrais voir un psy mais je n’ose pas demander :// SVP aidez moi !!

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